LOUIS LUCIEN PASCAL
Auteur Compositeur Interprète
Comment tu fais

Comment tu fais toi pour survivre

Entre les lignes du silence

Et la nuit pâle qui enivre

Et la nuit bleue qui se balance

Comment tu fais toi pour survivre



Avant que je tombe il est tard

Avant que je tombe dis-moi

Ce que tu vois dans le brouillard

Et si tu vois ce que je vois

Quand la folie joue ses grands soirs



Comment tu fais toi pour sourire

Au temps qui file entre tes doigts

A la boue de tes vieux délires

Au con qui parle par ta voix

Quand tu te prends pour un martyr



Quand tu te prends pour cette étoile

Que tu es sans bien le savoir

L’étoile posée sur la toile

Où tu mutiles ton espoir

Tu deviens le dieu l’animal



Comment tu fais toi pour mourir

Aussi vibrant qu’un nouveau-né

Quand il chante qu’il va souffrir

Au point de l’extrême beauté

Au point d’inventer le désir



Comment fais-tu comment tu fais

Pour vivre sans peurs ni regrets

Comment tu sais comment tu sais

Comment sais-tu la vie des anges

Toi qui ne jouis que dans la fange



Comment tu fais
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Donne-moi
J’ai des accords qui t’imaginent

Et leurs soupçons de percussions

Mon irréelle ma frangine

D’étranges couplets se dessinent

Sur le cahier de mes frissons

Comment s’appelle ce morceau

Je te demande ce qu’il vaut

Je te demande à quoi il rime

Et m’en vais saigner au berceau

De l’espérance qui m’opprime

Donne-moi la main si tu l’oses

Sauve-moi des flots

Je ne ferais pas je suppose

Un fier matelot

Donne-moi l’amour si tu aimes

Fais-moi planer au-

Dessus du petit matin blême

Où je chante faux

C’est de mon âme de linotte

Fracassée contre les récifs

Que s’inspirent ces quelques notes

Et ce poème un peu naïf

Qu’à ton oreille je chuchote

Je lis dans les cieux les cratères

L’histoire de notre passion

Mais oui cet air c’est ma prière

Pour que nous nous rencontrions

A l’angle de la rue Mystère
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Louis Lucien Pascal a publié deux recueils

de poésie contemporaine.

Le premier, le plus surréaliste, "Je serai

maquillé du matin de tes lèvres" est

disponible à la vente par courriel.

Le second recueil, intitulé "En attendant

l'orage" est paru aux éditions Le pédalo

ivre.Cet ouvrage évoque l'amour tant

spirituel que charnel et dit enfin ce qui

pèse à chacun d'entre nous.

Il s'y mêle l'infime et le sublime,

l'Inabordable beauté et le matin morne,

triptyque existentiel avec, en son sein,

l'Incarnation.

LLP sculpte avec rigueur, une poésie

vagabonde qui n'attend que d'éclore.

C'est chose faite avec "En attendant

l'orage".
C'était la mer
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J’ai l’impression qu’on nous espionne

Ta voix tremblait ta voix résonne

Dans le sang chaud de mes tourments

Sous le vent clair

C’était la mer qui regardait

Nos mains glisser à l’imparfait

Sur la nappe des bateaux blancs

C’était la mer

Le quotidien m’est dégoûtant

Plus rien n’est pareil à mon rêve

Je suis seul quand le jour s’achève

Je prends seul le premier couchant

Pour la lune de nulle-part

Où j’ai planté mon désespoir

C’était amer mais si gracieux

Nous regardions nos cœurs en feu

Couler au fond de l’eau du temps

C’était amer

C’était beau comme un champ de pleurs

Un doux petit petit malheur

Celui qui fait grincer les dents

Et donne l’air

Méchant

A la gare des mots perdus

La peine a des larmes d’écume

Tu ris comme un fantôme allume

Le vide aux yeux de l’inconnu

Tu ris dans ma tête et je pleure

Sur le quai des amours qui meurent
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