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(Allain Leprest / L.L.Pascal) |
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Je veux vous vivre avant ma vie
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LA CAGE Dans la cage dorée violente Aux couleurs d’âmes emmêlées La muse triste attend tremblante Son nouveau chant de champ de blé Son océan de renaissance Sa délivrance Sa prochaine chute ou victoire Son cancer profond sa tumeur On meurt parfois de ne plus boire A la source de sa douleur J’ai mal de te mal obséder Mal aux idées Tu sais les idées pré-mâchées Les lois que tu vomis cachée On les a foutues dans un sac Qu’on a jeté au fond du lac Mais il n’était pas bien lesté L’est remonté Il flottera des millénaires Comme la culpabilité L’éjaculation des cratères Le moral des troupes matées La merde sur l’eau du bain tendre Les mots de cendre Les modulations de carences Rythment les espoirs délavés Mi-morts les seigneurs de la danse Minés les cœurs empaquetés Des violons masturbent sans crainte Les joies éteintes Alors les frontières les blancs Les trous les joyaux les blessures On s’en fera des goélands Charognes du premier futur Qui atterrit sur le regard Comme en retard Les cerveaux sourds dînent en masse Il est des néons embaumés Qui font aux yeux des plaies tenaces Où se perdre à peine enflammé Dans la salle d’attente en fleur Ma mie j’ai peur Dans la cage dorée violente Aux couleurs d’âmes emmêlées La muse triste attend tremblante Son nouveau chant de champ de blé Son océan de renaissance Sa délivrance |
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AS-TU DEJA VU PASSER UN TEMPS FUTUR As-tu déjà vu passer un temps Futur Sur la route devant toi Te laissant sur le goût de ses Notes Simples acides T’abandonnant aux rêves dont il n’a Plus besoin Parce qu’il est le futur parce qu’il N’est plus le tien As-tu déjà vu passer un temps Sans espace Sans espace pour toi Sans couleur pour tes yeux Sans amour pour tes bras tendus Vers le tout Vers nulle-part T’oubliant en filant comme T'oublient les souvenirs A jamais posés sur ta bouche Écorchée par le souffle des Montagnes Par le cri des océans As-tu déjà vu passer un temps Sans âge Sur ton corps Te volant dans sa course un Morceau de printemps Un petit coin de feu Avec tous les tourments de tous Les gens qui s’aiment Avec tous les mots que tu aurais Pu vivre Que tu vivras ailleurs Plus tard Autrement Peut-être mieux Éternellement
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APOLLINAIRE Mon loup mon doux copain ma tête d’œuf Je m’ai trompé ce n’est pas au Pont-neuf Qu’on chante Du vieux Rhin coule notre sang gâté C’est du Mirabeau qu’il me faut jeter L’absente On te dit prince des désillusions L’amour se serait-il payé ton fion Le mien Ou bien c’est nous qui avons tout gâché A grands coups de chansons du mal-aimé Malins Marie se serait-elle dit chouette un Gentil clébard d’illuminé poil brun Poète Tu vas bientôt l’enchaîner à ton livre C’est de son reflet mort que tu t’enivres C’est bête J’ai suivi un an à la faculté Les cours d’un mec qui vantait ton métier Sans âme Et moi plutôt que de te chanter mal J’allais chialer sous les violons du bal Des dames L’ami Léo m’a dit qu’il faut mourir Avant d’être un con bon dieu quel désir T’embrase Au point de t’écrouler pour la Nation Dis-moi si tu y croyais pour de bon Ça blase Tu sais c’est toi qui m’a appris l’alcool A ta santé mon bon mon vieil Apol L’artiste De l’automne morte au printemps déchu Le feu du phœnix a des idées fu Turistes Couples allant dans la profonde eau triste Ardemment prient tziganes guitaristes Des vers Dessinent incandescents sur les flots Un certain Paris que l’on dit d’Apo Llinaire
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« C’est humain, il arrive parfois au chanteur de se tromper sur sa propre valeur. Au moins, gardez-lui ce crédit : il est rare qu’au fond de lui-même il sous-évalue le talent des autres. En ce qui me concerne, j’ai la jalousie jubilatoire, en ce sens j’applaudis rageusement le chant, la phrase et le talent de Louis Lucien Pascal. Regrettant certes de ne pas avoir su voler sur son passage les graines de ses chansons. Je me console, persuadé qu’elles avaient été semées pour lui, pour Louis, pour lui seul. Salaud de jeune ! Accueillez-le. » Allain Leprest
Né le 28 octobre 1982 à Saint-Raphaël, LOUIS LUCIEN PASCAL joue du piano depuis l'âge de 5 ans, écrit poèmes et chansons dès 13 ans, au bord de la méditerranée comme à la Foux de Peyroules, petit village des basses Alpes, celui de l'enfance et des aïeuls. De 1998 à 2003, il se produit sur scène au sein du trio Bilbo (aux claviers avec Maxime Cottin - guitare, Daniel Saadoun - batterie) et accompagne à la guitare le chanteur provençal Pierre Pascal, son père, ami traducteur de Georges Brassens en espagnol pour Paco Ibaňez, qui lui souffle que « la poésie est une arme chargée de futur » (Gabriel Celaya). Elle sera son infini présent. Sa joie vêtue de noir, son tendre tourment, et sa plénitude, sans cesse à conquérir. Au mois d'octobre 2002 sort, à tirage limité, l'album, "N'importe quoi" (14 titres), enregistré en public à l'Auditorium Saint-Exupery de Saint-Raphaël. Il est programmé au festival "Avec le temps" à L'Espace Julien de Marseille. Le 14 juillet 2003, Il donne, aux côtés d'Allain Leprest, dont il vient de faire la chaleureuse rencontre, un concert-hommage à Léo Ferré au « Mas des Escaravatiers » (83). Octobre 2004, il obtient le prix "Georges Brassens" à Marseillan (34). "En attendant l'orage" (3 titres), enregistré au studio Hyperion à Marseille, sort chez Meuh!Production. Les scènes, seul au piano, en duo avec le chanteur guitariste Gilles Agnoli, ou très souvent accompagné du batteur percussionniste Philippe Carenco, s’enchaînent de 2005 à 2008 (Saint-Raphaël, Fréjus, Puget-sur Argens, Peyroules, Cannes, Nice, Roubion, Toulon, Hyeres, Marseille, Digne-les-Bains, Venelles, Rustrel, Aix-en-Provence, Sète, Marseillan, Ivry-sur-Seine, Paris, Lille…). Il assure les premières parties de Bernard Joyet, Allain Leprest, Arthur H, Philippe Forcioli et Loïc Lantoine. En 2006, il compose & enregistre au studio Poolhouse (Saint-Raphaël), la chanson "Bien avancés" sur un texte que lui confie Allain Leprest à la terrasse d'un café... Lauréat du prix "Jacques Brel", invité de France Brel et Jean Corti, il chante en plein air sur la Croisette à Cannes (06) ainsi qu'au festival "Chansons de paroles" à Barjac (Gard) au "Lion d'or" en juillet 2008. Son premier album studio, "louis lucien pascal" (12 titres), financé par la ville de Cannes et F. Brel, enregistré chez Marylin (Cagnes-sur-mer), sort en octobre 2009. Il passe en novembre 2009 au Théâtre de la Licorne à Cannes-la-Bocca, au Théâtre de la Cité à Nice avec P.Carenco à la batterie, M.Cottin à la guitare & Marjolaine Alziary au violoncelle, puis au Magique à Paris en janvier 2011. Notons les concerts avec Aurélie Verrier (violoncelle) au Kibélé à Paris et au Moulin des Muses à Breuillet (91) en avril de la même année . Il est l'auteur du premier tour de chant de Camille Dorman, qui fait ses premiers pas sur scène à Gare au Théâtre (Vitry-sur-Seine) et au Moulin des Muses (Breuillet). Un EP 6 titres, arrangé par A.Verrier, enregistré aux "Flots Bleus" (Prunay-en-Yvelines), "Camille Dorman" sort en avril 2012. On le retrouve en show case à la librairie Actes Sud d'Arles le 15 juin, au Théâtre de Pierres à Fouzilhon (34) le 24 juillet, puis au 7ème festival de la chanson française à Montluçon (03) en piano-solo le 18 aôut 2012. Le mois de novembre 2012 voit le groupe Tao en concert (avec L.L.P au clavier) pour deux dates à Toulon (83) le 15 à La Part des Anges et le 29 au Red Marcel. Son premier recueil de poèmes, "Je serai maquillé du matin de tes lèvres" parait aux Editions Baudelaire fin novembre 2012. Il se produit en première partie de Jacques Bertin le 8 février à Apt ainsi qu'à Théâtre & Chansons, Aix-en-Provence le 23 mars 2013. Louis Lucien Pascal propose aujourd’hui un tour de chant original au piano, parsemé de chansons de poètes (comme ses mises en musique de vers d'Alfred de Musset) et de clins d'oeil à Léo Ferré, Jacques Bertin. * Contact scène, Management / Booking : Claire Delalune Fernandez / panetoneprod@gmail.com * Contact album : "louis lucien pascal" (12 titres) & livre "Je serai maquillé du matin de tes lèvres" (60 textes) : louislucienpascal@yahoo.fr LES PORTS Se seraient-ils trompés de lune ou de bateau Les ports ça vous arrache un brin de clairvoyance Vous y dîtes des mots qui ne sont plus les mots Mais quelque-chose d’au-delà de la conscience Se seraient-ils promis quelque torrent de larmes Comme pour justifier un instant de plaisir Comme si pour aimer il fallait que l’on arme Ses yeux de dévotion son cul de repentir Se seraient-ils menti sur un coup de casquette Pour un souffle un frisson sur des eaux maquillées Quand ça sent le poisson jusque dans la buvette Se seraient-ils menti sans jamais se tromper Se seraient-ils prêté sans le cœur pour y croire Leurs serments trépassés au travers des années Leurs souvenirs de feux copiés collés trop tard Les ports ça vous arrache un brin d’éternité
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Un grand merci aux musiciens qui m'ont accompagné ou qui ont joué ma musique, à ceux qui m'accompagnent. Louis. Gilles Agnoli : guitare & voix Rémi Alessandra : basse Marjolaine Alziary : violoncelle & voix Benjamin André : percussions Loïc Audureau : accordéon René Brion : claviers Philippe Carenco : batterie & percussions Jean-Pierre Chardiet : son & mixage Maxime Cottin : guitare Maxime Desforges : basse Camille Dorman : voix Berthilde Dufour : violon Joao Luis E. Ferreira : basse Marie-thérèse François : orgue de barbarie Freddy Garcia : accordéon Franck Guicherd : trompette, bugle, trombone & piano Laurent Kremer : saxophones Bertrand Lemarchand : accordéon, accordina Jerôme Leroy : saxophones & accordéon Gilles Papiri : son, mixage, mastering Marc Peillon : contrebasse Anne-Laure Picquart : flûte traversière Jean-Marc Seillier : piano Daniel Saadoun : batterie Christain Templet : batterie Aurélie Verrier : violoncelle Franck Weisz : piano
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"Il y en avait beaucoup des chiens sur la route des pins. Comme pour nous laisser croire que nous n’étions pas seuls, que le monde était chargé d’aboiements et de poils. Cela faisait déjà trop longtemps que le ciel nous fatiguait de sa grisaille, et la route était longue, trop longue. Ce con, il avait oublié d’emporter sa guitare, tant pis pour les chansons qui nous auraient un peu détendus dans le wagon, dans le fond du wagon avec le froid et l’envie de baiser. Alors d’un coup, tu sais, comme ça, pour rien, la nuit est entrée dans notre bulle de taule. La nuit est entrée dans notre bulle de taule, pour rien, comme ça, tu sais, alors je suis parti, je leur ai dit que c’était trop dur, trop lourd, trop moite, et amer en même temps, trop ce que tu veux, enfin, je suis descendu, enfin, je suis tombé du wagon, j’ai fait semblant de tomber, dans le noir et la cendre, me dispensant du noir et de la cendre de ce trou qui nous avait servi de carrosse, et qui allait leur servir encore, sans moi. Je suis né le jour de mon anniversaire."
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JE SERAI MAQUILLE DU MATIN DE TES LEVRES Editions Baudelaire Parution :20/11/2012 ISBN :979-10-203-0061-4 Prix :12,00 € TTC En vers libres et réguliers entremêlés, Louis Lucien Pascal erre entre rêve et réalité : douloureuse, extatique introspection, regard halluciné sur le monde. 2 poèmes, 60 textes. 102 pages. |
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