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LA CAGE Dans la cage dorée violente Aux couleurs d’âmes emmêlées La muse triste attend tremblante Son nouveau chant de champ de blé Son océan de renaissance Sa délivrance Sa prochaine chute ou victoire Son cancer profond sa tumeur On meurt parfois de ne plus boire A la source de sa douleur J’ai mal de te mal obséder Mal aux idées Tu sais les idées pré-mâchées Les lois que tu vomis cachée On les a foutues dans un sac Qu’on a jeté au fond du lac Mais il n’était pas bien lesté L’est remonté Il flottera des millénaires Comme la culpabilité L’éjaculation des cratères Le moral des troupes matées La merde sur l’eau du bain tendre Les mots de cendre Les modulations de carences Rythment les espoirs délavés Mi-morts les seigneurs de la danse Minés les cœurs empaquetés Des violons masturbent sans crainte Les joies éteintes Alors les frontières les blancs Les trous les joyaux les blessures On s’en fera des goélands Charognes du premier futur Qui atterrit sur le regard Comme en retard Les cerveaux sourds dînent en masse Il est des néons embaumés Qui font aux yeux des plaies tenaces Où se perdre à peine enflammé Dans la salle d’attente en fleur Ma mie j’ai peur Dans la cage dorée violente Aux couleurs d’âmes emmêlées La muse triste attend tremblante Son nouveau chant de champ de blé Son océan de renaissance Sa délivrance |
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(Allain Leprest / L.L.Pascal) |
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APOLLINAIRE Mon loup mon doux copain ma tête d’œuf Je m’ai trompé ce n’est pas au Pont-neuf Qu’on chante Du vieux Rhin coule notre sang gâté C’est du Mirabeau qu’il me faut jeter L’absente On te dit prince des désillusions L’amour se serait-il payé ton fion Le mien Ou bien c’est nous qui avons tout gâché A grands coups de chansons du mal-aimé Malins Marie se serait-elle dit chouette un Gentil clébard d’illuminé poil brun Poète Tu vas bientôt l’enchaîner à ton livre C’est de son reflet mort que tu t’enivres C’est bête J’ai suivi un an à la faculté Les cours d’un mec qui vantait ton métier Sans âme Et moi plutôt que de te chanter mal J’allais chialer sous les violons du bal Des dames L’ami Léo m’a dit qu’il faut mourir Avant d’être un con bon dieu quel désir T’embrase Au point de t’écrouler pour la Nation Dis-moi si tu y croyais pour de bon Ça blase Tu sais c’est toi qui m’a appris l’alcool A ta santé mon bon mon vieil Apol L’artiste De l’automne morte au printemps déchu Le feu du phœnix a des idées fu Turistes Couples allant dans la profonde eau triste Ardemment prient tziganes guitaristes Des vers Dessinent incandescents sur les flots Un certain Paris que l’on dit d’Apo Llinaire
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« C’est humain, il arrive parfois au chanteur de se tromper sur sa propre valeur. Au moins, gardez-lui ce crédit : il est rare qu’au fond de lui-même il sous-évalue le talent des autres. En ce qui me concerne, j’ai la jalousie jubilatoire, en ce sens j’applaudis rageusement le chant, la phrase et le talent de Louis Lucien Pascal. Regrettant certes de ne pas avoir su voler sur son passage les graines de ses chansons. Je me console, persuadé qu’elles avaient été semées pour lui, pour Louis, pour lui seul. Salaud de jeune ! Accueillez-le. » Allain Leprest Né le 28 octobre 1982 à Saint-Raphaël, LOUIS LUCIEN PASCAL joue du piano depuis l'âge de 5 ans, écrit poèmes et chansons dès 13 ans, au bord de la méditerranée comme à la Foux de Peyroules, petit village des basses Alpes, celui de l'enfance et des aïeuls. De 1998 à 2003, il se produit sur scène au sein du trio Bilbo (aux claviers avec Maxime Cottin - guitare, Daniel Saadoun - batterie) et accompagne à la guitare le chanteur provençal Pierre Pascal, son père, ami traducteur de Georges Brassens en espagnol pour Paco Ibaňez, qui lui souffle que « la poésie est une arme chargée de futur » (Gabriel Celaya). Elle sera son infini présent. Sa joie vêtue de noir, son tendre tourment, et sa plénitude, sans cesse à conquérir. Au mois d'octobre 2002 sort, à tirage limité, l'album, "N'importe quoi", enregistré en public à l'Auditorium Saint-Exupery de Saint-Raphaël. Il est programmé au festival "Avec le temps" à L'Espace Julien de Marseille. Le 14 juillet 2003, Il donne,aux côtés d'Allain Leprest, un concert-hommage à Léo Ferré au « Mas des Escaravatiers » (83). Au mois d'octobre 2004, il obtient le prix "Georges Brassens" à Marseillan (34). "En attendant l'orage" (3 titres), sort chez Meuh!Production. Les scènes, seul au piano, en duo avec le chanteur guitariste Gilles Agnoli, ou très souvent accompagné du batteur percussionniste Philippe Carenco, s’enchaînent de 2005 à 2008 (Saint-Raphaël, Fréjus, Peyroules, Nice, Toulon, Marseille, Digne-les-Bains, Venelles, Rustrel, Aix-en-Provence, Sète, Ivry-sur-Seine, Paris, Lille…). Il assure les premières parties de Bernard Joyet, Allain Leprest, Arthur H, Philippe Forcioli et Loïc Lantoine. En 2006, il compose & enregistre au studio Poolhouse (Saint-Raphaël), la chanson "Bien avancés" sur un texte que lui confie Allain Leprest. Lauréat du prix "Jacques Brel", il chante sur la Croisette à Cannes (06) ainsi qu'au festival "Chansons de paroles" à Barjac (Gard) au "Lion d'or" au mois de juillet 2008. Son premier album studio, "louis lucien pascal", financé par la ville de Cannes et France Brel, enregistré chez Marylin (Cagnes-sur-mer), sort en octobre 2009. Il passe le 13 novembre 2009 au Théâtre de la Licorne à Cannes-la-Bocca, puis, après une année d'écriture, au Théâtre de la Cité à Nice le 14 janvier 2011 avec P.Carenco, M.Cottin & Marjolaine Alziary au violoncelle, puis au Magique, Paris 14ème le 19 janvier avec Aurélie Verrier (violoncelle). Notons leurs concerts au Kibélé à Paris le 8, le 9 et le 10 avril 2011 au Moulin des Muses à Breuillet (91) . Il est l'auteur de quatre recueils de poèmes ("L'acte" - 1997, "L'enfer" - 2000, "Je serai maquillé du matin de tes lèvres" - 2009, "Chansons" - 2012), et du premier tour de chant de Camille Dorman. Un EP 6 titres, "Camille Dorman" sort en avril 2012. Louis Lucien Pascal propose aujourd’hui un tour de chant original au piano, parsemé de « chansons de poètes » comme Alfred de Musset, Léo Ferré, Pierre Pascal, Jacques Bertin. Son second album est sur le feu, tout comme approche son retour en scène, prévu pour l'été 2012 en piano solo & en duo avec son interprète Camille Dorman. Il écrit & compose actuellement un album pour la chanteuse Awa. * Contact scène, Management / Booking : Claire Delalune Fernandez / panetoneprod@gmail.com * Contact album : "louis lucien pascal" (12 titres) 2009 : louislucienpascal@yahoo.fr LES PORTS Se seraient-ils trompés de lune ou de bateau Les ports ça vous arrache un brin de clairvoyance Vous y dîtes des mots qui ne sont plus les mots Mais quelque-chose d’au-delà de la conscience Se seraient-ils promis quelque torrent de larmes Comme pour justifier un instant de plaisir Comme si pour aimer il fallait que l’on arme Ses yeux de dévotion son cul de repentir Se seraient-ils menti sur un coup de casquette Pour un souffle un frisson sur des eaux maquillées Quand ça sent le poisson jusque dans la buvette Se seraient-ils menti sans jamais se tromper Se seraient-ils prêté sans le cœur pour y croire Leurs serments trépassés au travers des années Leurs souvenirs de feux copiés collés trop tard Les ports ça vous arrache un brin d’éternité CONCERTS 2012 / panetoneprod@gmail.com 15 juin : Show-case, Librairie Actes Sud, Arles (13), 18h. 24 juillet : Théâtre de Pierres, Fouzilhon (34), 21h. 18 aôut : Place Notre-Dame, Montluçon (03), 20h30. 25 août : Saint-Rémy de Provence (13) / avec Camille Dorman, 20h30. 6 septembre : "Le Sonart" à Pigalle, Paris (75), 22h.
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Un grand merci aux musiciens qui m'ont accompagné ou qui ont joué ma musique, à ceux qui m'accompagnent. Louis. Gilles Agnoli : guitare & voix Rémi Alessandra : basse Marjolaine Alziary : violoncelle & voix Benjamin André : percussions Loïc Audureau : accordéon René Brion : claviers Philippe Carenco : batterie & percussions Jean-Pierre Chardiet : son & mixage Maxime Cottin : guitare Maxime Desforges : basse Camille Dorman : voix Berthilde Dufour : violon Joao Luis E. Ferreira : basse Marie-thérèse François : orgue de barbarie Freddy Garcia : accordéon Franck Guicherd : trompette, bugle, trombone & piano Laurent Kremer : saxophones Bertrand Lemarchand : accordéon, accordina Jerôme Leroy : saxophones & accordéon Gilles Papiri : son, mixage, mastering Marc Peillon : contrebasse Anne-Laure Picquart : flûte traversière Jean-Marc Seillier : piano Daniel Saadoun : batterie Christain Templet : batterie Aurélie Verrier : violoncelle Franck Weisz : piano Et ceux que la mémoire des noms a voilés.
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"Il y en avait beaucoup des chiens sur la route des pins. Comme pour nous laisser croire que nous n’étions pas seuls, que le monde était chargé d’aboiements et de poils. Cela faisait déjà trop longtemps que le ciel nous fatiguait de sa grisaille, et la route était longue, trop longue. Ce con, il avait oublié d’emporter sa guitare, tant pis pour les chansons qui nous auraient un peu détendus dans le wagon, dans le fond du wagon avec le froid et l’envie de baiser. Alors d’un coup, tu sais, comme ça, pour rien, la nuit est entrée dans notre bulle de taule. La nuit est entrée dans notre bulle de taule, pour rien, comme ça, tu sais, alors je suis parti, je leur ai dit que c’était trop dur, trop lourd, trop moite, et amer en même temps, trop ce que tu veux, enfin, je suis descendu, enfin, je suis tombé du wagon, j’ai fait semblant de tomber, dans le noir et la cendre, me dispensant du noir et de la cendre de ce trou qui nous avait servi de carrosse, et qui allait leur servir encore, sans moi. Je suis mort le jour de mon anniversaire."
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