LOUIS LUCIEN PASCAL
auteur compositeur interprète
"louis lucien pascal" +
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Camille Dorman
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LA CAGE

Dans la cage dorée violente
Aux couleurs d’âmes emmêlées
La muse triste attend tremblante
Son nouveau chant de champ de blé
Son océan de renaissance
Sa délivrance

Sa prochaine chute ou victoire
Son cancer profond sa tumeur
On meurt parfois de ne plus boire
A la source de sa douleur
J’ai mal de te mal obséder
Mal aux idées

Tu sais les idées pré-mâchées
Les lois que tu vomis cachée
On les a foutues dans un sac
Qu’on a jeté au fond du lac
Mais il n’était pas bien lesté
L’est remonté


Il flottera des millénaires
Comme la culpabilité
L’éjaculation des cratères
Le moral des troupes matées
La merde sur l’eau du bain tendre
Les mots de cendre

Les modulations de carences
Rythment les espoirs délavés
Mi-morts les seigneurs de la danse
Minés les cœurs empaquetés
Des violons masturbent sans crainte
Les joies éteintes

Alors les frontières les blancs
Les trous les joyaux les blessures
On s’en fera des goélands
Charognes du premier futur
Qui atterrit sur le regard
Comme en retard

Les cerveaux sourds dînent en masse
Il est des néons embaumés
Qui font aux yeux des plaies tenaces
Où se perdre à peine enflammé
Dans la salle d’attente en fleur
Ma mie j’ai peur

Dans la cage dorée violente
Aux couleurs d’âmes emmêlées
La muse triste attend tremblante
Son nouveau chant de champ de blé
Son océan de renaissance
Sa délivrance

Pierre Pascal
(Allain Leprest / L.L.Pascal)
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APOLLINAIRE

Mon loup mon doux copain ma tête d’œuf
Je m’ai trompé ce n’est pas au Pont-neuf
Qu’on chante
Du vieux Rhin coule notre sang gâté
C’est du Mirabeau qu’il me faut jeter
L’absente

On te dit prince des désillusions
L’amour se serait-il payé ton fion
Le mien
Ou bien c’est nous qui avons tout gâché
A grands coups de chansons du mal-aimé
Malins

Marie se serait-elle dit chouette un
Gentil clébard d’illuminé poil brun
Poète
Tu vas bientôt l’enchaîner à ton livre
C’est de son reflet mort que tu t’enivres
C’est bête

J’ai suivi un an à la faculté
Les cours d’un mec qui vantait ton métier
Sans âme
Et moi plutôt que de te chanter mal
J’allais chialer sous les violons du bal
Des dames

L’ami Léo m’a dit qu’il faut mourir
Avant d’être un con bon dieu quel désir
T’embrase
Au point de t’écrouler pour la Nation
Dis-moi si tu y croyais pour de bon
Ça blase

Tu sais c’est toi qui m’a appris l’alcool
A ta santé mon bon mon vieil Apol
L’artiste
De l’automne morte au printemps déchu
Le feu du phœnix a des idées fu
Turistes

Couples allant dans la profonde eau triste
Ardemment prient tziganes guitaristes
Des vers
Dessinent incandescents sur les flots
Un certain Paris que l’on dit d’Apo
Llinaire

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« C’est humain, il arrive parfois au chanteur de se tromper sur sa propre valeur. Au moins, gardez-lui ce crédit : il est rare qu’au fond de lui-même il sous-évalue le talent des autres. En ce qui me concerne, j’ai la jalousie jubilatoire, en ce sens j’applaudis rageusement le chant, la phrase et le talent de Louis Lucien Pascal. Regrettant certes de ne pas avoir su voler sur son passage les graines de ses chansons. Je me console, persuadé qu’elles avaient été semées pour lui, pour Louis, pour lui seul. Salaud de jeune ! Accueillez-le. » 

  Allain Leprest











Né le 28 octobre 1982 à Saint-Raphaël, LOUIS LUCIEN PASCAL joue du piano depuis l'âge de 5 ans, écrit poèmes et chansons dès 13 ans, au bord de la méditerranée comme à la Foux de Peyroules, petit village des basses Alpes, celui de l'enfance et des aïeuls.

De 1998 à 2003, il se produit sur scène au sein du trio Bilbo (aux claviers avec Maxime Cottin - guitare, Daniel Saadoun - batterie) et accompagne à la guitare le chanteur provençal Pierre Pascal, son père, ami traducteur de Georges Brassens en espagnol pour Paco Ibaňez, qui lui souffle que « la poésie est une arme chargée de futur » (Gabriel Celaya).
Elle sera son infini présent. Sa joie vêtue de noir, son tendre tourment, et sa plénitude, sans cesse à conquérir.


Au mois d'octobre 2002 sort, à tirage limité, l'album, "N'importe quoi", enregistré en public à l'Auditorium Saint-Exupery de Saint-Raphaël.

Il est programmé au festival "Avec le temps" à L'Espace Julien de Marseille.

Le 14 juillet 2003, Il donne,aux côtés d'Allain Leprest, un concert-hommage à Léo Ferré au « Mas des Escaravatiers » (83). 

Au mois d'octobre 2004, il obtient le prix "Georges Brassens" à Marseillan (34).

"En attendant l'orage" (3 titres), sort chez Meuh!Production.

Les scènes, seul au piano, en duo avec le chanteur guitariste Gilles Agnoli, ou très souvent accompagné du batteur percussionniste Philippe Carenco, s’enchaînent de 2005 à 2008
(Saint-Raphaël, Fréjus, Peyroules, Nice, Toulon, Marseille, Digne-les-Bains, Venelles, Rustrel, Aix-en-Provence, Sète, Ivry-sur-Seine, Paris, Lille…).

Il assure les premières parties de Bernard Joyet, Allain Leprest, Arthur H, Philippe Forcioli et Loïc Lantoine.

En 2006, il compose & enregistre au studio Poolhouse (Saint-Raphaël), la chanson "Bien avancés" sur un texte que lui confie Allain Leprest.

Lauréat du prix "Jacques Brel", il chante sur la Croisette à Cannes (06) ainsi qu'au festival "Chansons de paroles" à Barjac (Gard) au "Lion d'or" au mois de juillet 2008.

Son premier album studio, "louis lucien pascal", financé par la ville de Cannes et France Brel, enregistré chez Marylin (Cagnes-sur-mer), sort en octobre 2009.

Il passe le 13 novembre 2009 au Théâtre de la Licorne à Cannes-la-Bocca, puis, après une année d'écriture, au Théâtre de la Cité à Nice le 14 janvier 2011 avec P.Carenco, M.Cottin & Marjolaine Alziary au violoncelle, puis au Magique, Paris 14ème le 19 janvier avec Aurélie Verrier (violoncelle). Notons leurs concerts au Kibélé à Paris le 8, le 9 et le 10 avril 2011 au Moulin des Muses à Breuillet (91) .

Il est l'auteur de quatre recueils de poèmes ("L'acte" - 1997, "L'enfer" - 2000, "Je serai maquillé du matin de tes lèvres" - 2009, "Chansons" - 2012), et du premier tour de chant de Camille Dorman. Un EP 6 titres, "Camille Dorman" sort en avril 2012.

Louis Lucien Pascal propose aujourd’hui un tour de chant original au piano, parsemé de « chansons de poètes » comme Alfred de Musset, Léo Ferré, Pierre Pascal, Jacques Bertin.

Son second album est sur le feu, tout comme approche son retour en scène, prévu pour l'été 2012 en piano solo & en duo avec son interprète Camille Dorman. Il écrit & compose actuellement un album pour la chanteuse Awa.



*
Contact scène, Management / Booking : Claire Delalune Fernandez / panetoneprod@gmail.com


* Contact album : "louis lucien pascal" (12 titres) 2009 : louislucienpascal@yahoo.fr 




LES PORTS

Se seraient-ils trompés de lune ou de bateau
Les ports ça vous arrache un brin de clairvoyance
Vous y dîtes des mots qui ne sont plus les mots
Mais quelque-chose d’au-delà de la conscience

Se seraient-ils promis quelque torrent de larmes
Comme pour justifier un instant de plaisir
Comme si pour aimer il fallait que l’on arme
Ses yeux de dévotion son cul de repentir

Se seraient-ils menti sur un coup de casquette
Pour un souffle un frisson sur des eaux maquillées
Quand ça sent le poisson jusque dans la buvette
Se seraient-ils menti sans jamais se tromper

Se seraient-ils prêté sans le cœur pour y croire
Leurs serments trépassés au travers des années
Leurs souvenirs de feux copiés collés trop tard
Les ports ça vous arrache un brin d’éternité 




CONCERTS 2012 / panetoneprod@gmail.com


15 juin : Show-case, Librairie Actes Sud, Arles (13), 18h.
24 juillet : Théâtre de Pierres, Fouzilhon (34), 21h. 
18 aôut : Place Notre-Dame, Montluçon (03), 20h30.
25 août : Saint-Rémy de Provence (13) / avec Camille Dorman, 20h30.
6 septembre : "Le Sonart" à Pigalle, Paris (75), 22h. 

















Les musiciens

Un grand merci aux musiciens qui m'ont accompagné ou qui ont joué ma musique, à ceux qui m'accompagnent.
Louis.

Gilles Agnoli : guitare & voix
Rémi Alessandra : basse
Marjolaine Alziary : violoncelle & voix
Benjamin André : percussions
Loïc Audureau : accordéon
René Brion : claviers
Philippe Carenco : batterie & percussions
Jean-Pierre Chardiet : son & mixage
Maxime Cottin : guitare
Maxime Desforges : basse
Camille Dorman : voix
Berthilde Dufour : violon
Joao Luis E. Ferreira : basse
Marie-thérèse François : orgue de barbarie
Freddy Garcia : accordéon
Franck Guicherd : trompette, bugle, trombone & piano
Laurent Kremer : saxophones
Bertrand Lemarchand : accordéon, accordina
Jerôme Leroy : saxophones & accordéon
Gilles Papiri : son, mixage, mastering
Marc Peillon : contrebasse
Anne-Laure Picquart : flûte traversière
Jean-Marc Seillier : piano
Daniel Saadoun : batterie
Christain Templet : batterie
Aurélie Verrier : violoncelle
Franck Weisz : piano

Et ceux que la mémoire des noms a voilés.

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"Il y en avait beaucoup des chiens sur la route des pins. Comme pour nous laisser croire que nous n’étions pas seuls, que le monde était chargé d’aboiements et de poils. Cela faisait déjà trop longtemps que le ciel nous fatiguait de sa grisaille, et la route était longue, trop longue. Ce con, il avait oublié d’emporter sa guitare, tant pis pour les chansons qui nous auraient un peu détendus dans le wagon, dans le fond du wagon avec le froid et l’envie de baiser. Alors d’un coup, tu sais, comme ça, pour rien, la nuit est entrée dans notre bulle de taule. La nuit est entrée dans notre bulle de taule, pour rien, comme ça, tu sais, alors je suis parti, je leur ai dit que c’était trop dur, trop lourd, trop moite, et amer en même temps, trop ce que tu veux, enfin, je suis descendu, enfin, je suis tombé du wagon, j’ai fait semblant de tomber, dans le noir et la cendre, me dispensant du noir et de la cendre de ce trou qui nous avait servi de carrosse, et qui allait leur servir encore, sans moi. Je suis mort le jour de mon anniversaire."

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